Témoignage d’un étudiant

Estelle GUILBAUD, Ingénieure d’études au laboratoire EthoS, ISO Rennes

La recherche m’a toujours beaucoup intéressée

stage optique iso en australie

D’un tempérament curieux et passionné, Estelle a choisi de conjuguer deux de ses plus grands centres d’intérêt, la recherche et l’optométrie, en devenant ingénieure d’études. Elle n’a pas non plus perdu de vue sa passion pour les chevaux puisqu’elle travaille actuellement dans un laboratoire d’éthologie humaine et animale, sur la vision du cheval.

Estelle Guilbaud adore son travail qui lui offre chaque jour des missions différentes : réfléchir au protocole, à la manière d’obtenir des données fiables et de les utiliser, les récolter sur le terrain… Son objectif ? Publier ses résultats dans une revue scientifique.

« La recherche m’a toujours beaucoup intéressée », raconte Estelle, qui lit depuis longtemps des articles scientifiques pour sa culture personnelle– sa mère est ingénieure en biologie et son père travaille dans les nouvelles technologies.

« Ce qui me passionne dans la recherche, c’est de réussir à créer de nouvelles connaissances afin d’aider à mieux comprendre l’environnement, la santé et les animaux », explique-t-elle.

Après son bac S (section européenne), Estelle enchaîne 2 années de médecine puis se tourne vers le BTS Opticien-Lunetier à l’ISO Rennes, motivée par un stage en optique au collège qui lui a beaucoup plu.

La jeune femme projette d’exercer le métier d’opticien – le secteur paramédical allié à la dimension esthétique – qui lui tient alors à cœur. Aujourd’hui, elle est davantage intéressée par l’optométrie, la contactologie et la biologie.

Une spécialisation en optométrie et contactologie

Encouragée par ses professeurs, elle s’inscrit en Licence Professionnelle d’Optique (optométrie, contactologie) à l’Université Paris-Sud (Orsay). Elle fait son stage en cabinet d’ophtalmologie à Rennes, puis y est engagée en CDD pour le reste de l’été. Sur le terrain, elle pratique beaucoup, notamment avec des lentilles spécifiques, et décide de continuer à se spécialiser.

Elle poursuit sa formation avec le Master Ingénierie de la Santé, parcours Sciences de la Vision, qu’elle choisit d’axer sur la recherche – « un cursus très intéressant et complet ».

Son projet de recherche à l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées

Elle effectue son stage de Master 2 à l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées. « J’ai monté un protocole et effectué une expérimentation sur la latéralité et la dominance oculaire dans le cadre de l’utilisation d’un système de réalité augmentée », énonce-t-elle. L’objectif : comparer différents tests de dominance oculaire, et déterminer le plus fiable d’entre eux pour sélectionner l’œil sur lequel afficher les informations en réalité augmentée.

« Je connaissais bien la réalité augmentée grâce à mon rapport de stage de BTS OL et mon mémoire bibliographique de Licence d’Optique et souhaitais approfondir ce sujet dans le cadre de mon stage de Master », souligne-t-elle. « C’est une occasion incroyable de pouvoir contribuer à faire avancer une problématique de recherche durant 6 mois ».

Des projets plein la tête

Estelle travaille aujourd’hui en tant qu’ingénieure d’étude dans un laboratoire d’éthologie sur la vision et le comportement des chevaux. C’est un projet qu’elle a construit, puis présenté aux responsables de recherches qui lui ont proposé un contrat. En CDD jusqu’en juillet prochain, plusieurs voies se profilent pour la jeune diplômée. « Ma première idée est de poursuivre mes travaux actuels en thèse, ce qui intéresse le laboratoire dans lequel je travaille, mais je suis suspendue à l’obtention de financements ». Après sa thèse, elle pourra effectuer un ou plusieurs post-doctorat(s) à l’étranger.

Deuxième option : exercer en tant qu’opticien-optométriste en magasin ou en cabinet, un métier qu’elle trouve « extrêmement épanouissant et très complet – quand j’occupais ce poste dans un grand magasin à Rennes, j’ai particulièrement apprécié le contact avec les clients que je voyais en rendez-vous, et la polyvalence du métier », se souvient-elle. Et de conclure : « Il faut rester ouvert à un maximum de projets et croire en ses idées ».

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