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Métiers de l’optique : qui fait quoi ? Avec quelle formation ?

Le 04/07/2022

Les métiers de l’optique et de la vision regroupent de larges domaines de compétences : scientifiques, techniques et humaines.
Quatre professionnels des secteurs médical et paramédical œuvrent dans le domaine de l’optique : l’opticien-lunetier, l’orthoptiste, l’optométriste et l’ophtalmologue. Tous contribuent au dépistage des troubles visuels et pathologies oculaires et accompagnent les patients dans le choix et l’adaptation de leur équipement d’optique. L’opticien propose à ses clients des lunettes avec verres correcteurs, des solaires, des lentilles de contact, des lampes basse vision, des produits d’entretien…  L’orthoptiste est le seul à prendre en charge la rééducation des yeux et l’ophtalmologue les maladies de l’œil et sa chirurgie.
Ces professionnels de la santé visuelle font tous appel à un sens aigu du relationnel. Pour acquérir toutes les connaissances et compétences nécessaires à leur domaine d’expertise, ils suivent des formations spécifiques allant de bac + 2 à bac +10. Ils sont tous assujettis au code de la santé publique

L’opticien-lunetier : le contact privilégié en magasin d’optique

L’opticien-lunetier est un professionnel de la vision généraliste et polyvalent. Il dispose d’un diplôme de niveau bac +2, le BTS Opticien Lunetier (BTS OL) obtenu dans une école d’optique. Au sein d’une boutique d’optique, en tant que salarié ou opticien indépendant, l’opticien diplômé assure plusieurs missions. Il peut être assisté d’un monteur vendeur en optique qui a un rôle de conseiller (vente auprès du client) et de technicien (montage et réparation en atelier). En fonction de son expérience, l’opticien peut être responsable de magasin et en assurer la gestion pour un salaire plus élevé. 

Tout d’abord, l’opticien-lunetier accueille, conseille et réalise la vente des équipements visuels. Il aide les clients à choisir des montures adaptées à leur morphologie, ainsi que des verres correcteurs adéquats (progressifs, amincis, anti-rayures, antireflets). Il accompagne l’adaptation de lentilles de contact (souples, rigides, mensuelles, journalières) en fonction de leur profil. L’objectif est de respecter des critères d’esthétique, de confort et d’adéquation au mode de vie et à l’âge du client, tout en préconisant des équipements optiques garantissant une acuité visuelle optimale.

Une fois les équipements déterminés, l’opticien-lunetier informe sur les prix. Puis, il traite le dossier du patient pour les demandes de prise en charge (Sécurité sociale et mutuelles). Enfin, il assure le montage des verres sur les montures (centrage, ajustage) puis adapte le dispositif au client. Plus tard, en cas de besoin, il pourra réaliser des réparations (techniques d’atelier de lunetterie).

Les opticiens diplômés assurent des examens de la vue (réfraction), en conformité avec la loi du 12 octobre 2016.

Ils peuvent adapter l’ordonnance des médecins ophtalmologistes pour le renouvellement de verres correcteurs d’amétropie et/ou de lentilles de contact oculaire en respectant les délais et l’âge du patient. L’accord de l’ophtalmologiste est nécessaire.

L’orthoptiste, pour la rééducation des yeux

L’orthoptiste est un professionnel paramédical du secteur de l’optique. Il est titulaire d’un certificat de capacité d’orthoptiste. Celui-ci se prépare en 3 ans d’études universitaires dans un institut rattaché à une UFR de médecine (niveau bac +3).

Les missions de l’orthoptiste regroupent le dépistage, le diagnostic et la rééducation et réadaptation de la fonction visuelle.  

Sur prescription médicale d’un médecin (généraliste, ORL, pédiatre…), l’orthoptiste pratique la rééducation des troubles de la vision. Il reçoit notamment des enfants et des patients atteints de basse vision. On l’appelle communément le “kiné des yeux” car il fait travailler les muscles qui commandent les mouvements des globes oculaires.
Tout d’abord, l’orthoptiste pratique un bilan à l’aide d’un ensemble de tests en cabinet. Une fois le diagnostic établi, il propose un traitement à base d’exercices oculaires. Ce traitement permet par exemple de réduire un strabisme ou d’améliorer un trouble de la vue après un traumatisme, une maladie ou un accident.

Depuis un décret d’avril 2020, les orthoptistes peuvent pratiquer un examen de la vue. Et depuis avril 2022, ils peuvent également effectuer un bilan visuel sans ordonnance préalable en accès direct et proposer la prescription d’une correction optique si l’état de santé visuelle du patient le permet. 

À condition de respecter certains critères légaux : renouvellement d’ordonnance de verres correcteurs ou lentilles de contact, date de prescription et âge du patient. 

Le métier d’orthoptiste peut s’exercer dans un centre hospitalier ou dans un dispensaire. Il peut pratiquer en tant que salarié ou en libéral pour être son propre chef, comme pour 60 % d’entre eux.

L’optométriste

Selon la définition du Conseil mondial de l’optométrie, l’opticien optométriste est « un professionnel de santé de l’œil et du système visuel qui assure un service oculaire et visuel complet ». Cependant, en fonction des pays et de leurs réglementations, les missions de l’optométriste varient. En France, la profession n’est pas réglementée et l’AOF (Association des Optométristes de France) milite pour un niveau de qualification à bac +5 pour un emploi d’optométriste. Pour l’heure, il existe plusieurs diplômes renforçant les compétences des opticiens-lunetiers titulaires d’un BTS OL. Il s’agit des diplômes de Licence professionnelle et de Bachelor en sciences de la vision (bac +3) dispensés à l’ISO et du Master en sciences de la vision (bac +5) en partenariat avec l’université Paris Saclay.

En pratique, les missions dévolues à l’optométriste dépendent de la répartition des tâches convenues en collaboration avec l’ophtalmologue ou l’équipe médicale. L’opticien optométriste peut exercer en cabinet privé d’ophtalmologie, en centre hospitalier, en point de vente d’optique, ou encore en laboratoire.

L’opticien optométriste prend en charge les patients pour :

  • Cibler les problèmes visuels (analyse de la vision) et adapter l’équipement optique ;
  • Conseiller et adapter les équipements en contactologie, en prenant en compte la « biocompatibilité » des lentilles avec les yeux
  • Prendre en charge les patients souffrant de basse vision (acuité visuelle < 3/10) au sein d’une équipe pluridisciplinaire (ophtalmologiste, orthoptiste, psychologue, ergothérapeute…) ;
  • Assurer le suivi des traitements en orthokératologie (lentilles de nuit qui corrigent la myopie).

Lors de l’examen de la vue, l’opticien optométriste prend en compte les interactions entre 3 éléments : la réfraction, la vision binoculaire et l’accommodation (mise au point).

L’ophtalmologue : le médecin spécialiste de la vue

Enfin, l’ophtalmologue est un médecin spécialiste de la santé des yeux. Il a suivi le parcours complet de médecine générale et s’est spécialisé en ophtalmologie. Le cursus complet correspond à 10 années d’études dont 3 de spécialisation (+2 pour la pédiatrie), en général après un baccalauréat scientifique suivi d’une PASS ou LAS.

L’ophtalmologiste, ou encore oculiste, traite les maladies de l’œil et les affections de la vision.

Il prend en charge la totalité des problématiques de la santé de l’œil :

  • Mesure de l’acuité visuelle (vision de loin et vision de près) pour détecter une myopie, un astigmatisme ou une presbytie et prescrire une correction (lunettes ou lentilles) ;
  • Examen approfondi de l’œil (fond de l’œil) pour observer à travers la pupille les structures internes de l’œil (le vitré, la rétine et le nerf optique). Cet examen sert à dépister des pathologies comme le glaucome, des lésions de la rétine ou encore des tumeurs ;
  • Mesure de la tension oculaire (glaucome, patients diabétiques) ;
  • Examen du champ visuel qui peut révéler une hypertension intraoculaire, des neuropathies optiques ou la DMLA ;
  • Actes chirurgicaux : interventions pour traiter la cataracte, le glaucome ou une rétinopathie.

 

 

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